500 ans de Pierre Canisius

Jubilé des 500 ans de la naissance de Pierre Canisius

Saint Pierre Canisius, saint Nicolas de Flue et saint Nicolas de Myre sont à l’honneur ce printemps. Mon premier, né il y a tout juste 500 ans, est le saint patron de la nouvelle Province jésuite d’Europe centrale. Mon second est le saint patron de la Suisse et de la paix. Mon troisième est le saint patron de la cathédrale et de la Ville de Fribourg et patron secondaire du diocèse. Mon tout est la translation de leur bras reliquaire à la cathédrale de Fribourg où ils seront exposés côte à côte. Vers le communiqué.

Ouverture de l’année des familles

Vendredi 19 mars, fête de saint Joseph, patron des familles, le pape François inaugure l’Année « Famille Amoris Laetitia ». Mgr Morerod adresse également un message aux fidèles.

5 ans après la publication de l’exhortation apostolique Amoris Laetitia sur la beauté et la joie de l’amour familial, l’Eglise entame l’Année « Famille Amoris Laetitia » qui se terminera le 26 juin 2022 à l’occasion de la 10e Rencontre Mondiale des Familles à Rome avec le Saint-Père.

Cette « Année des familles » sera jalonnée, à travers notre diocèse, de diverses initiatives émanant de la pastorale des familles : offres du site prierenfamille.ch, rencontres avec des parents d’ados, des personnes séparées et divorcées, festival des familles, journée des grands-parents, catéchèse intergénérationnelle, etc. Ces initiatives se veulent à l’écoute des besoins actuels des couples et des familles, pour les accompagner dans le rôle irremplaçable qu’elles tiennent dans la société et l’Eglise et de témoigner avec elle de la joie de l’amour révélée dans l’Evangile.

Fribourg, le 18 mars 2021

Le Service diocésain de la communication

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Semaine sainte et autres actualités : mise à jour

À l’approche de Pâques et suite à diverses actualités, nous rappelons ici quelques mises à jour des normes liées au Covid-19. Dans les exemples mentionnés, les mesures sanitaires (distance, désinfection des mains, port du masque, etc.) doivent évidemment être strictement respectées.

Semaine Sainte

Le 17 février 2021, la Congrégation pour le Culte divin et la discipline des sacrements a rappelé les normes du 25 mars 2020 concernant les célébrations de la Semaine Sainte. Il se trouve que les normes de 2020 n’ont pas été mises en œuvre sur le moment, car les célébrations n’ont pas eu lieu. Il est donc utile de les rappeler en expliquant leur mise en œuvre dans le diocèse :

  1. Dimanche des Rameaux. La commémoration de l’entrée du Seigneur à Jérusalem est célébrée à l’intérieur du bâtiment sacré ; dans les cathédrales, on adopte la deuxième forme prévue par le Missel romain, dans les églises paroissiales et dans d’autres lieux, la troisième. 
  2. Messe chrismale. Elle aura lieu le 30 mars dans l’église du Christ-Roi à Fribourg. Les participants sont choisis à l’avance dans les cantons, car le nombre est limité selon les normes en vigueur. Cette messe sera retransmise sur la chaîne Youtube du diocèse à 10h00. Son organisation relevait du Deutschfreiburg, qui le fera donc l’année prochaine (dans l’espoir que la situation sanitaire le permette).
  3. Jeudi saint. Le lavement des pieds, déjà facultatif, est omis. À la fin de la Messe de la Cène, la procession doit également être omise et le Saint-Sacrement doit être conservé dans le tabernacle.
  4. Vendredi Saint. Dans la prière universelle, les évêques veilleront à préparer une intention spéciale pour ceux qui sont dans une situation de désarroi, les malades, les morts, (cf. Missale Romanum). L’acte d’adoration de la Croix par le baiser doit être limité au seul célébrant.
  5. Veillée pascale. Elle est célébrée exclusivement dans les cathédrales et les églises paroissiales (sauf si une autre église que l’église paroissiale s’y prête mieux). Pour la liturgie baptismale, seul le renouvellement des promesses baptismales doit être tenu. Les communautés religieuses peuvent célébrer dans leur église, là où c’est possible.

Pour la distribution des rameaux, nous enjoignons les paroisses à déléguer une seule personne préposée à cette tâche. Les participants peuvent également apporter leur propre rameau. Attention: la cérémonie ne doit pas se tenir à l’extérieur. Il faut également renoncer aux chemins de croix qui se pratiqueraient à l’extérieur (la limite de 15 personnes, célébrants inclus, étant difficile à faire respecter en plein air).

Baptêmes et mariages

Pour les cantons de Fribourg, Genève et Neuchâtel, les célébrations religieuses des baptêmes et des mariages sont autorisées jusqu’à 50 personnes, en sus des personnes rattachées à l’office religieux. ATTENTION: la fête de famille qui suivrait est soumise à la limitation de 5 personnes (intérieur) et 15 personnes (extérieur).

Ceci n’est pas le cas du canton de Vaud, où les mariages et baptêmes demeurent soumis à la limite de 5 personnes au maximum. Les baptêmes célébrés durant un culte ordinaire demeurent toutefois possibles. Il faut là être attentif à trouver une répartition équitable entre le nombre de membres de la famille du futur baptisé et les autres participants à la messe. Dans la mesure du possible, il est conseillé de reporter les mariages. Le cas contraire, ils sont soumis à la limite de 5 personnes, célébrant inclus.

Chant

Pour les cantons de Fribourg, Genève et Neuchâtel, le chant est possible par un soliste. Ce n’est pas le cas sur le canton de Vaud. Plus de précisions sur notre FAQ (notamment pour Genève, où cette pratique est nouvelle) : Qu’en est-il pour les chorales et le chant à l’église ?

Réunion de jeunes / catéchèse

Nous rappelons que la limite est passée de 16 ans à 20 ans pour de telles réunions, avec des particularités pour chaque cantons à relire sur notre FAQ : Qu’en est-il des rencontres de jeunes ?

Vaccination

Nous rappelons à chacune et chacun qui est en contact avec des personnes fragiles ou atteintes du Covid (notamment lors de l’onction des malades), de signaler à qui de droit votre situation afin d’être inséré-e dans la chaîne des vaccinations. Nous savons que cela est déjà le cas pour beaucoup, notamment les aumôniers dans les milieux hospitaliers.

Enfin, nous vous remercions encore pour tous vos efforts. Ne vous découragez pas.

Belle suite de Carême à vous toutes et tous !

N’hésitez pas à consulter notre foire aux questions ou à contacter notre cellule diocésaine :

  • Vaud : Michel Racloz : 021 613 23 41
  • Genève : Silvana Bassetti, Mercedes Lopez : 022 319 43 37
  • Fribourg (français) : Véronique Benz, João Carita : 026 426 34 13
  • Fribourg (allemand) : Marianne Pohl-Henzen : 026 426 34 15
  • Neuchâtel : Julia Moreno : 032 720 05 61

La Cellule diocésaine Covid-19

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Une croix, un don

O Crux Ave

Vous souhaitez faire un cadeau pour une première communion? à un-e ami-e? à des paroissiennes ou paroissiens?

L’association O Crux Ave, soutenue par Mgr Morerod, propose des croix (9,5 cm sur 5 cm) en bois d’olivier, confectionnées par les chrétiens de Bethléem. Chaque croix est unique (4,50 CHF). Une prière sous forme d’une carte plastifiée (0,50 CHF) peut également accompagner toute croix.

Commande : ocruxave@bluewin.ch (frais de port inclus). Info

 

Covid-19 : Rencontres pour les moins de 16 ans dans le cadre de l’Église

Communication à nos agents pastoraux/UP/paroisses/missions linguistiques/communautés religieuses

Dans le souci de préserver un contact présentiel vital pour les enfants et les jeunes, et dans le souci du respect des normes sanitaires, la Cellule diocésaine Covid-19 dresse le point de la situation concernant les rencontres des moins de 16 ans dans le cadre de l’Église (catéchèse, réunions de préparation à la première communion, à la confirmation, etc.). Elle compte sur le bon sens de chacune et chacun pour adapter le nombre des participants en fonction de la taille des locaux, de façon à respecter les normes de distanciation.

Canton de Vaud :

Les groupes d’enfants et de jeunes peuvent se réunir au nombre de 15 maximum. La présence de personnes dès 16 ans ne peut cependant pas excéder 5 personnes supplémentaires. Les réunions doivent respecter les conditions suivantes :  

  • Port du masque obligatoire à partir de l’âge de 12 ans ;
  • Respect de la distance d’1,5m ;
  • Tenue à jour de la liste des participants ; 
  • Mise en place d’un plan de protection en conformité avec les directives du GLAJ.

Lorsque les groupes de 5 sont déjà formés et agendés, il est préférable de continuer ainsi au moins jusqu’aux vacances scolaires de février afin de ne pas bouleverser l’organisation des familles.  

Cantons de Fribourg :

  • Les réunions peuvent se dérouler sans limite de personnes et sans masque pour les enfants et jeunes de moins de 16 ans. L’espace de 4m²/pers. (espace conseillé lorsque les gens sont statiques) permet de définir le nombre de personnes pouvant se retrouver dans une salle. Un plan de protection doit également être mis en place.

Canton de Genève :

Nous recommandons la suspension des rencontres de catéchèse en présentiel et de promouvoir des activités à distance. Les activités de catéchèse en présentiel peuvent néanmoins avoir lieu à certaines conditions : seuls les enfants de moins de 12 ans peuvent y participer ; disposer d’un plan de protection qui garantit le respect des mesures sanitaires en vigueur ; sans aucune obligation pour les bénévoles responsables de l’animation.

Canton de Neuchâtel :

  • Les réunions peuvent se dérouler sans limite de personnes pour les enfants et jeunes de moins de 16 ans. L’espace obligatoire est de 1,5m tout autour de chaque personne. Il faut donc prévoir des salles assez grandes.

Quid des rencontres d’adultes dans le cadre de l’Église ? Nous redisons que toute réunion en présentiel est à éviter, sauf si elle est indispensable. Si elle ne peut pas se dérouler en vidéoconférence, elle ne devrait pas dépasser, en privé, 5 personnes (enfants inclus), avec le port de masque en tout temps et la distance et la désinfection des mains et l’aération de la salle.

Canton de Fribourg : 
La limitation des 5 personnes ne s’applique pas aux conseils paroissiaux. Les assemblées paroissiales sont toujours autorisées.

Canton de Neuchâtel :
Dans le cas exceptionnel où une réunion devrait avoir lieu en présentiel, la limitation est de 5 personnes (réunions pastorales ou autres).

N’hésitez pas à consulter notre foire aux questions ou à contacter notre cellule diocésaine :

  • Vaud : Michel Racloz : 021 613 23 41
  • Genève : Silvana Bassetti, Mercedes Lopez : 022 319 43 37
  • Fribourg (français) : Véronique Benz, João Carita : 026 426 34 13
  • Fribourg (allemand) : Marianne Pohl-Henzen : 026 426 34 15
  • Neuchâtel : Julia Moreno : 032 720 05 61

La Cellule diocésaine Covid-19

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Semaine de l’unité des chrétiens

Message de l’évêque

La semaine de prière pour l’unité des chrétiens implique tout d’abord ce que son nom indique. Mais pourquoi prier ? Parce que c’est la volonté explicite du Christ : « Que tous soient un. Comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi » (Jean  17,21). N’oublions pas le prix de notre unité, que j’aimerais relever ici avec Calvin :
« Q. Qu’est-ce que l’Église catholique ?
R. C’est la compagnie des fidèles, que Dieu a ordonnés et élus à la vie éternelle.
Q. Est-il nécessaire de croire cet article ?
R. Oui, si nous ne voulons rendre la mort de Jésus-Christ infructueuse et tout ce qui en a été dit, inutile : car le fruit qui en procède, c’est l’Église. » [1]

+Charles Morerod OP, évêque

[1] Le Catéchisme de l’Église de Genève, Edition nouvelle en français moderne, 15e section, in: Jean Calvin, Le catéchisme de Genève, En français moderne, Suivi de La confession de foi des Églises Réformées de France et  de La confession de foi des Églises Réformées wallones et flamandes des Pays-Bas, ‘Je sers’, Paris, 1934, p.43.

Les sœurs de Grandchamp inspirent la Semaine de l’unité des chrétiens

Chaque année, un groupe œcuménique différent à travers le monde est chargé de proposer un thème et de préparer les textes pour les célébrations œcuméniques de la semaine de l’Unité pour les chrétiens. Cette année, c’est la Communauté des sœurs de Grandchamp, dans le canton de Neuchâtel qui a été choisie. Les textes sont disponibles en français, allemand, anglais, espagnol et portugais sur le site officiel du COE.

À lire sur cath.ch : Les sœurs de Grandchamp inspirent la Semaine de l’unité des chrétiens

Dispositions Covid-19 suite aux décisions du Conseil fédéral du 13 janvier 2021

Communication à nos agents pastoraux/UP/paroisses/missions linguistiques/communautés religieuses

Télétravail
Le télétravail a été rendu obligatoire par le Conseil fédéral, avec cette précision : « Les employeurs devront mettre en place le télétravail pour autant que la nature de leurs activités le permette et que cela soit possible sans efforts disproportionnés. » Les informations en ce sens émanent de vos employeurs.

Réunions
Toute réunion en présentiel est à éviter, sauf si elle est indispensable. Si elle ne peut pas se dérouler en vidéoconférence, elle ne devrait pas dépasser, en privé, 5 personnes, avec le port de masque en tout temps et la distance et la désinfection des mains et l’aération de la salle.

Pas de changement au niveau des cérémonies religieuses
En ce qui concerne les célébrations, il n’y a aucun changement, elles restent limitées à 50 personnes et les normes en vigueur doivent être strictement respectées (cf. rappel ci-dessous).

Imposition des Cendres en temps de pandémie
La Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements a émis une note du 12 janvier 2021 concernant l’imposition des Cendres en temps de pandémie, rappelant qu’il convient d’éviter tout contact physique lors de ce rituel.

Rappel des règles d’hygiène :
Règles d’hygiène qui doivent être scrupuleusement respectées par les officiants et par les fidèles :

  • Traçage : Les paroisses doivent mettre en place un système de collecte des données des participants aux célébrations.
  • Pas de chant
  • Port du masque obligatoire pendant toute la célébration
  • Les officiants doivent donner le bon exemple en se désinfectant les mains de manière correcte selon les directives. NB : désinfection des mains après avoir touché le masque.
  • Les règles d’hygiène, de port du masque, de distance physique et les règles sanitaires spécifiques au déroulement de la cérémonie doivent être rappelées lors de l’inscription et en ouverture de chaque célébration.
  • Les espèces eucharistiques (le pain et le vin) doivent être couvertes durant toute la durée de la prière eucharistique (palle). Le célébrant se désinfecte les mains tout au début de la préparation des dons. Seul le célébrant communie au calice. Les concélébrants communient par intinction.
  • Avant de distribuer la communion, les auxiliaires de l’Eucharistie se désinfectent les mains. Le dialogue « Le Corps du Christ » – « Amen » est prononcé communautairement avant que l’on procède à la distribution de la communion.
  • Au moment de la communion, dans le respect des distances, l’officiant ou l’auxiliaire de l’Eucharistie, ainsi que les fidèles doivent porter le masque, et se désinfecter les mains.
  • L’officiant, en gardant les distances, doit donner la communion en laissant tomber l’hostie dans la paume du fidèle sans qu’il y ait contact.
  • Au moment de communier, le fidèle doit ôter le masque en détachant uniquement un seul élastique et le remettre de manière à couvrir le nez et la bouche, immédiatement après. Nous vous rappelons que le masque ne doit pas être baissé sous le menton, car le tissu du masque peut être source de contamination.

Rappels particuliers selon les cantons :

Canton de Genève :

Canton de Vaud :

  • Les fidèles doivent rester à leur place pendant les célébrations.
  • Les célébrants sont inclus dans les 50 personnes.

Cantons de Fribourg et Neuchâtel :

Un seul soliste peut se produire à bonne distance (5 m pour Neuchâtel).

N’hésitez pas à consulter notre foire aux questions ou à contacter notre cellule diocésaine :

  • Vaud : 021 613 23 41
  • Genève : 022 319 43 37
  • Fribourg : 026 426 34 13 (français) / 026 426 34 15 (allemand)
  • Neuchâtel : 032 720 05 61

La Cellule diocésaine Covid-19

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Précisions suite à la publication d’articles

Communication à nos agents pastoraux

Après la parution d’un article précis dans la Neue Zürcher Zeitung1 du 13.12.2020, où la journaliste distinguait bien mes propres propos de ce qui lui venait d’autres sources (que je n’ai pas à connaître), je vois que la suite2 a mêlé l’ensemble de ces sources comme si tout venait de moi. Les réactions très variées reçues hier m’amènent donc à certaines précisions, à commencer par le fait que le but n’est pas de chasser la moitié des prêtres, mais d’adapter progressivement leur nombre à la réalité pastorale.

Le point de départ des réflexions publiées récemment, et qui ne sont pas du tout nouvelles (elles ont été l’objet de discussions au conseil épiscopal dès mon arrivée il y a 9 ans) est l’impact sur la vie des communautés chrétiennes, donc aussi des prêtres, de la permanence d’une couverture territoriale qui s’est fortement développée durant la première moitié du 20e siècle (on y a construit de nombreuses églises et fondé de nombreuses paroisses). Actuellement cela amène déjà beaucoup de croyants, notamment les jeunes mais pas seulement, à se rendre surtout, voire seulement, dans des lieux plus centraux, afin de sentir le soutien d’une communauté vivante ; je constate cette situation déjà existante, et qui rejoint la situation de l’Église antique où on se rassemblait des villes et des villages alentour pour l’eucharistie. A ce mouvement spontané de rassemblement de laïcs « libres » correspond le devoir de prêtres disant l’usure que représentent pour eux des célébrations devant des petits groupes de personnes qui ne leur répondent pas. Un évêque français m’avait dit, commentant sa propre expérience des années 1960-70, que la plupart des prêtres qui avaient quitté le ministère avaient été épuisés par le contraste entre l’enthousiasme du don de leur vie et une indifférence de plus en plus évidente. Certes, je sais aussi par expérience personnelle que la célébration de l’eucharistie, même avec une communauté réduite à sa plus simple expression, remplit une journée grâce à la présence du Christ. Et je sais encore que la foi de quelques personnes silencieuses au fond d’une église est un trésor caché, et qu’il ne faut pas abandonner ces personnes comme si leur fidélité était un problème.

Il y a un paradoxe du moment présent. Comme peu de monde peut se rassembler, j’invite à multiplier les célébrations, et je remercie ceux qui le font de ce témoignage de foi et de souci pastoral. En même temps cette situation nous permet d’observer ce à quoi pourrait ressembler l’avenir, gardant toujours à l’esprit que le Saint Esprit n’est pas prisonnier de courbes statistiques.

Il existe depuis quelques années dans notre diocèse (comme dans d’autres pays) une « cellule » d’accueil pour les prêtres (et agents pastoraux laïcs, mais le cas est plus rare) « venus d’ailleurs ». Le but est de donner une introduction à des spécificités locales. Je rencontre cette cellule une fois par année et y dis chaque fois, entre autres : étant donné que votre expérience antérieure est souvent différente, soyez conscients que la mentalité suisse est très égalitaire (regarder les laïcs comme un troupeau obéissant suscite des allergies) et que les relations avec les Églises réformées y sont cordiales. Cette cellule (le terme n’a pas un sens carcéral) a pour but d’aider ces prêtres venus en mission, aussi en corrigeant nos propres erreurs dans leur accueil.

Plus de 60% des catholiques du diocèse sont de proche origine étrangère, et je les remercie fréquemment de leur présence. Ils sont souvent heureux de pouvoir rencontrer des prêtres de leur pays d’origine, et pas seulement dans les « missions linguistiques » ; certains relèvent aussi le bienfait pour eux de découvrir ici un respect inattendu pour leur vie de laïcs. Des Suisses sont évidemment aussi souvent heureux de la joie de prêtres étrangers, et je partage cette joie.

Il reste que des questions doivent être posées : la manière dont on « couvrait le territoire » il y a 60 ans doit-elle être, littéralement, fixée dans la pierre, que ce soit pour y célébrer la messe ou d’autres liturgies ? Des églises qui se trouvent à quelques minutes à pied les unes des autres (en ville…) aboutissent à une dispersion de petites communautés, et les célébrations qui s’y déroulent, notamment le dimanche, ne manifestent plus le rassemblement de la communauté autour de ce centre qu’est la présence du Christ dans l’eucharistie. Quel service rendons-nous aux Églises dont nous recevons les prêtres (le Vatican nous met constamment en garde) ? Comment stimulons-nous les vocations en Suisse (prière des communautés, éveil des candidats) si nous suggérons que de toute manière il suffit d’en importer ?

Je vous fais la confidence d’un rapport de ces réflexions avec les circonstances de ma propre vocation, laquelle me dérangeait parce qu’en fait je n’avais pas du tout envie d’y répondre, ce que je n’ai d’ailleurs jamais regretté d’avoir fait. A la fin de mon adolescence, je me demandais qui assurerait l’avenir de l’Église ici et maintenant. Comment aurais-je réfléchi si j’avais eu l’impression que ce don pas évident de ma vie n’était pas utile, puisqu’il y avait ailleurs des réserves suffisantes de prêtres ?

+ Charles Morerod

1 https://nzzas.nzz.ch/schweiz/bischof-will-priester-loswerden-ld.1591824

2 Cf. https://www.kath.ch/medienspiegel/bischof-will-priester-loswerden/ et https://www.cath.ch/newsf/charles-morerod-veut-reduire-de-moitie-leffectif-de-son-diocese/, articles où j’ai aussi pu m’exprimer moi-même.

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Écologie : l’évêché fait son bilan carbone

En cette Journée internationale du Climat, l’évêché à Fribourg, siège du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg, révèle son bilan carbone sur l’ensemble de l’année 2019. Cette étude, réalisée par Climate Services, a été mandatée dans le souci de cerner les champs où réduire son empreinte écologique. À la lumière de Laudato Si’, encyclique du pape François sur le respect de la Création …

Le bilan total de l’évêché, bâtiment historique protégé dans laquelle travaillent 21 collaborateurs, s’élève à 45 tonnes de CO2. Un chiffre qui demeure dans les normes habituelles, aux yeux des spécialistes. Alors que le tri de déchets fait déjà ses preuves et que les émissions de CO2 pour la mobilité sont particulièrement basses, la principale cause d’émission de CO2 est l’utilisation de gaz naturel pour le chauffage, représentant plus de 80% des émissions. Vue l’ancienneté du bâtiment et le fait que ce dernier n’est pas situé dans le périmètre raccordable au chauffage à distance de la ville de Fribourg, les marges d’amélioration sont malheureusement très réduites.

Suite à ces résultats, les services de l’évêché ont mandaté une entreprise pour signaler des éléments concrets d’amélioration écologique (vérification et remplacement de vannes thermostatiques, remplacement de fenêtres, etc.).

Quant à la mobilité, il est à relever que Mgr Morerod voyage en train ou à vélo dans la mesure du possible. Il a d’ailleurs parcouru près de 27’000 km en train et environ 7’000 en voiture durant l’année 2019. De plus, sur les 21 collaborateurs, 6 seulement se rendent en voiture sur leur lieu de travail.

L’évêché avait également proposé aux entités catholiques de chacun des cantons du diocèse de faire cette évaluation.

Fribourg, le 8 décembre 2020, fête de l’Immaculée Conception

Le Service diocésain de la communication

Annexe : Bilan CO2 de l’évêché

(Version PDF du communiqué)