Crise sanitaire : Mgr Charles Morerod invite les paroisses à la solidarité

Dans le contexte de crise sanitaire et économique actuelle, Mgr Charles Morerod, évêque de Lausanne, Genève et Fribourg, souhaite que les églises de son diocèse, toujours ouvertes, deviennent des lieux de récolte de nourriture et de produits de première nécessité.

L’évêque demande aux paroisses de son diocèse, dès maintenant, de faire appel à la générosité des fidèles en les invitant à venir déposer des denrées alimentaires et produits de première nécessité et en assurant la distribution aux personnes dans le besoin, le tout dans le respect des normes sanitaires.

Ces actions se poursuivront dès la reprise des messes publiques, où les fidèles – dans la mesure du possible et selon leurs moyens – pourront se rendre à l’église avec leurs « offrandes ».

S’engager pour les plus démunis fait partie de la vie chrétienne. Le cas de pandémie a déjà révélé dans le diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg une forte mobilisation (souvent œcuménique) dans l’accompagnement des plus fragiles. L’évêque remercie tous les acteurs de cette solidarité, parmi lesquels de nombreux bénévoles !


Aide fournie par l’Eglise aux démunis :

Quelques exemples parmi d’autres dans le diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg

Dans le canton de Vaud, ce sont plus de 440 familles qui sont soutenues directement par des distributions alimentaires, et 200 familles en collaboration avec des associations existantes. Le foyer Saint-Vincent de Paul, resté ouvert pendant la pandémie, accueille toujours des femmes et des enfants de la rue et l’église saint François à Renens offre un accueil de jour.

Dans le canton de Genève, la « Pastorale des Milieux ouverts » propose, à la paroisse de Montbrillant, un repas est servi trois fois par semaine, suivi d’un moment de repos autour d’un café ou d’une activité de jardinage. Un espace douche, accès à un lave-linge, et un nouveau vestiaire ont été ouverts au Temple de la Servette. En collaboration avec cette action, la paroisse Sainte-Clotilde a lancé un appel sur les réseaux sociaux en en vue de collecter des biens de première nécessité. Grâce à la chaîne du bonheur et des dons privés des paniers sous forme de bons d’achat sont distribués à près de 100 familles. De plus, un soutien scolaire a été proposé, tout comme la confection de masques destinées aux personnes en situation précaire.

Dans le canton de Neuchâtel, des livraisons de nourriture dans les familles sont en train d’être mises sur pied.

Parmi les catholiques, de nombreuses personnes s’engagent, bénévolement, dans les rangs d’associations caritatives (sans lien ecclésial direct).

Le Service diocésain de la communication

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Monseigneur Morerod veut la justice et prendra des mesures

Le temps de la justice et le temps médiatique ne sont pas les mêmes. Mgr Charles Morerod, qui s’est récemment vu reprocher par les médias d’avoir ignoré des faits d’abus sexuels, réfute vigoureusement avoir couvert des abus ou en avoir protégé les auteurs. Trois enquêtes sont en cours. Privilégiant toujours la justice à la précipitation, des mesures provisionnelles ayant été adoptées, les décisions nécessaires seront prises, une fois les conclusions des enquêtes connues.

En ce qui concerne les accusations portées contre l’abbé F., Mgr Morerod a transmis – comme il le fait toujours – l’intégralité des informations en sa possession à la police (en novembre et au fur et à mesure de l’arrivée de nouveaux éléments). Une enquête de police est en cours.

En parallèle (la police ayant dans un premier temps considéré que rien de pénal n’apparaissait), Mgr Morerod, se devant de prendre des mesures canoniques, a mandaté un enquêteur externe et neutre, Me Maurice Harari, pour faire la lumière sur les manquements au droit canonique de l’abbé F. et d’autres personnes. Une enquête canonique préalable est ainsi en cours.

Par ailleurs, Mgr Morerod conteste vigoureusement avoir caché des faits et réaffirme que « nommer un curé en étant au courant de tels faits serait non seulement faux mais aussi stupide ». Toutefois, les affaires récentes entraînent une troisième enquête, interne, sur la non-transmission d’informations, le manque de discernement et la disparition de documents.

Ainsi, trois enquêtes sont en cours. Pour l’heure, le ministère de l’abbé F. a été retiré, pour toutes ses fonctions.

Préférant la justice à la précipitation et compte tenu du fait que d’autres témoins peuvent s’exprimer, Mgr Morerod ne communiquera plus sur le sujet avant de disposer des résultats des enquêtes.

L’évêque vous remercie pour votre patience et rappelle que toute personne qui connaît des faits doit les signaler (d’abord à la police), comme nous le demandons avec insistance depuis longtemps.

Le Service diocésain de la communication

Lien : Page « abus sexuels » sur le site du diocèse

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Mesures provisoires à l’encontre d’un prêtre

Selon notre communiqué du 28.01.2020, nous avons ordonné une enquête canonique préalable suite à des accusations portées par l’abbé N.M contre l’abbé P.F. En marge de cette enquête, une autre accusation, qui remonte à près de vingt ans, est parvenue à notre connaissance et demande à être éclaircie. Dès lors, nous avons élargi le mandat d’enquête de façon à ce qu’il porte également sur ces nouvelles allégations. En l’état de la procédure, Mgr Charles Morerod, évêque de Lausanne, Genève et Fribourg, a pris la décision d’écarter de son ministère l’abbé P.F., le temps de l’enquête et jusqu’à l’établissement des faits.

Le Service diocésain de la communication

(Version PDF de la  communication)

Enquête canonique préalable

Dans le cadre de l’enquête canonique préalable en cours, instruite suite à des accusations – largement relatées dans les médias – de l’abbé N.M. à l’encontre d’autres prêtres, Mgr Charles Morerod, évêque de Lausanne, Genève et Fribourg, appelle les personnes qui ont un lien direct avec ces accusations à prendre contact avec Me Maurice Harari, avocat à Genève :

+41 (0)22 819 40 00 / +41 (0)22 819 40 01 / info@harari-avocats.ch

Le Service diocésain de la communication

Liens :

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«… et Dieu dit …» : Message pastoral sur la dignité de la Parole de Dieu

Message pastoral de la Conférence des évêques suises sur la dignité de la Parole de Dieu

Chères Sœurs et Frères dans la foi,

Le pape François a rappelé à tous les fidèles, dans sa lettre apostolique « Aperuit Illis » du 30 septembre 2019, l’importance du lien à la Parole vivante de Dieu. Le Verbe éternel, qui était au commencement auprès du Père, s’est fait chair en Jésus Christ et a habité parmi nous (cf Jean 1). Ce mystère, nous pourrons à nouveau y réfléchir et nous en émerveiller durant les fêtes à venir. L’Esprit de Dieu est présent partout où sa Parole est entendue et méditée. Le pape accorde une grande importance à une relation vivante et obéissante avec la Parole de Dieu.

C’est pourquoi il écrit : « […] nous avons un besoin urgent de devenir familiers et intimes de l’Écriture Sainte et du Ressuscité, qui ne cesse de rompre la Parole et le Pain dans la communauté des croyants. C’est pourquoi nous avons besoin d’entrer constamment en confiance avec l’Écriture Sainte, sinon le cœur restera froid et les yeux resteront fermés, frappés comme par d’innombrables formes de cécité. »

Pour atteindre ce but, le pape François a institué un dimanche de la Parole de Dieu, fixé au 3e dimanche du Temps Ordinaire, vers le milieu de janvier. Nous, évêques et abbés territoriaux, nous reprenons volontiers à notre compte cette requête du pape et nous nous adressons déjà, au début d’une nouvelle année liturgique, à tous les fidèles, d’autant plus que la Fédération Biblique Catholique internationale a promulgué l’année 2020 Année de la Bible. Nous souhaitons, par ces quelques réflexions, faire porter l’attention surtout sur l’annonce de la Parole de Dieu dans la liturgie. La nouvelle traduction de l’Ecriture Sainte que nous utilisons depuis quelques années dans nos célébrations veut nous inviter à une écoute nouvelle et plus approfondie. Lire la suite

A propos des installations d’antennes

Communication aux UP/paroisses/missions du diocèse

A propos des installations d’antennes

« Chez nous comme ailleurs, des questions sont posées à propos de l’installation d’antennes téléphoniques dans les clochers. La question n’est pas nouvelle, mais son actualité est accentuée par la perspective de l’installation de nombreuses antennes 5G. Le Conseil presbytéral (délégués des prêtres) du diocèse en a été saisi, bien que la gestion des bâtiments paroissiaux relève des paroisses. Nous proposons toutefois des éléments qui méritent d’être pris en considération, après nous être informés auprès de spécialistes et avoir consulté des recommandations publiées dans d’autres diocèses en Suisse et à l’étranger. Ces éléments sont les suivants :

  • Il n’y a pas d’unanimité quant à l’impact des antennes sur la santé, mais on comprend l’inquiétude de beaucoup. Si l’évolution scientifique et technologique apporte de nombreux bienfaits, elle peut aussi provoquer de nouveaux problèmes, ce qui demande un discernement attentif.
  • Les considérations financières sont certes importantes, notamment pour les paroisses pauvres, mais elles sont de nature à diviser. Les églises ne sont pas des bâtiments à but lucratif (à la différence des bâtiments voisins, sur lesquels on mettra probablement l’antenne si elle ne peut être dans le clocher). En outre il ne faut pas négliger que la présence d’une antenne risque de diminuer la valeur des terrains attenants. L’expérience montre enfin qu’il est très difficile, si on change d’avis, de dénoncer un contrat qui a impliqué une installation coûteuse.
  • Dans ces conditions l’installation d’une antenne provoquerait inévitablement des tensions entre les paroissiens et avec les voisins (notamment les voisins qui ne sont pas paroissiens).

 

Vous aurez compris que l’installation d’antennes nous semble impliquer de sérieuses difficultés, et nous le disons dans le respect des compétences des conseils paroissiaux. »

Fribourg, le 4 décembre 2019

Le Conseil presbytéral

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Session diocésaine sur l’Eglise sans frontières

Du 12 au 14 novembre, quelque 420 prêtres, diacres, laïcs et laïques œuvrant dans le diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg (LGF) se sont réunis sur le thème : « Eglise sans frontières ». Cette démarche synodale a mis l’Autre au centre, rappelant que sans les « étrangers », les Eglises suisses seraient pratiquement vides. Le diocèse de LGF compte 53% de migrants parmi les catholiques et 70 communautés linguistiques, soit des structures parallèles aux paroisses (ou aux ensembles de paroisses nommés « unités pastorales »). Ces trois jours ont mêlé conférences, ateliers, sketchs, temps de prières et témoignages d’expériences de migration.

Parler ensemble pour décider ensemble. C’est ce qui s’est passé dans les halles de Palexpo (GE) qui ont réuni du 12 au 14 novembre quelque 420 agentes et agents pastoraux. Ces trois journées ont été ponctuées des interventions du couple suisso-italo-danois-espagnol Carolina et Victor Costa (à l’origine des séries « Ma femme est pasteure »).

Le professeur Patrick Renz, ancien directeur d’Action de Carême et de Migratio (service de la Conférence des évêques suisses pour les migrants), a souligné que si 31% des catholiques de Suisse sont des migrants (à l’exclusion des migrants allemands et français), ce sont 53% pour le diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg (avec 70 communautés linguistiques) ! Une chance ! ajoute-t-il. L’abbé Jacques Rime, historien, a présenté des anecdotes liées à la migration dans le diocèse de LGF, rappelant que c’est un départ qui a été constitutif de notre pays, lorsque les Helvètes ont tout quitté pour aller s’installer vers la Gaulle dont ils ont été déboutés par Jules César. Il a souligné que, sur ce diocèse, les évêques successifs ont été des requérants d’asile. Et de conclure que la vraie migration est celle de la tête au cœur. Madame Chantal Reynier, enseignante à l’Université de Fribourg, a présenté comment l’Eglise primitive a pensé inculturation et acculturation, prenant l’exemple de saint Paul, lui-même émigré, issu d’une famille de commerçant dans l’import-export … La forte mixité des premières communautés chrétiennes ne fait plus de doute. Le professeur Thomas Staubli, chargé de cours sur l’Ancien Testament à l’Université de Fribourg, a illustré la migration dans la Bible sous l’angle de l’hospitalité et a aussi témoigné de son engagement pastorale au centre fédéral de requérants d’asile de Giffers (Guglera, FR). Sœur Marie-Hélène Robert, professeur de théologie à l’Université catholique de Lyon, a évoqué les enjeux de la communication dans des situations pluriculturelles. Quant à M. Luca Marin, directeur du CIEMI (Centre d’information et d’études sur les migrations internationales, Paris), après avoir émis diverses mises en garde sur les chiffres, la terminologie et les causes de la migration, il a clos sur un rappel biblique, insistant sur l’importance de « recueillir » dans « j’étais étranger, vous m’avez recueilli », qui signifie « prendre chez soi et retirer de sa condition de marginalisation ». À tout chrétien de le faire !

A la fin de cette session, une question taraudait encore tous les esprits : quelle est la future collaboration entre communautés linguistiques et entités paroissiales dans notre diocèse ? Va-t-on vers une suppression des communautés linguistiques ou non ? Les deux évêques, dans leur conclusion, ont été clairs : ce rassemblement, ou démarche synodale, n’a pas été instauré pour imposer des décisions déjà prises ni pour appliquer des mesures immédiates, mais pour permettre un vrai dialogue. La question des migrants est diocésaine : elle se prendra au niveau du diocèse, mais avec la participation de chacune et chacun. (À ce sujet, Mgr de Raemy déplore que seul un tiers a répondu au formulaire envoyé pour la préparation de ce rassemblement).

Chacun des évêques se questionne de part et d’autre : ne devrait-on pas prendre exemple sur l’activité missionnaire et dépasser notre rigidité territoriale ? Alors que Mgr de Raemy, ayant passé son enfance à Barcelone, regrette de ne pas avoir eu contact, en restant dans la paroisse française, avec la communauté catholique locale, Mgr Morerod souligne aussi qu’on ne doit pas obliger quelqu’un à prier dans une autre langue que la sienne dès son arrivée dans un pays, ce qui apparaîtrait comme une forme de violence.

Mgr de Raemy rappelle que nous sommes tous d’abord catholiques avant d’être vaudois, portugais, prêtre ou laïc … Deux points lui sont chers : la curiosité réciproque et le droit de cité incontesté pour tout catholique qui met les pieds dans nos régions : « Tellement souvent, on sent des premières classes : ceux qui occupent les lieux, ceux qui ont droit aux bons horaires de messe, etc. » Mgr Charles Morerod abonde : il y a des questions d’abord pratiques à se poser : « Quelle place donne-t-on aux autres selon les horaires ? Quand nous mettons-nous ensemble ? Sur quel sujet faut-il réunir nos forces ? »

Le débat se poursuivra… et dans tous les cantons du diocèse.

Le Service diocésain de la communication

Annexes :

Journée en mémoire des victimes d’abus sexuels

Samedi 23 novembre aura lieu à Fribourg la première journée diocésaine en mémoire des victimes d’abus sexuels commis au sein de l’Eglise catholique. Organisée conjointement par le diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg et le Groupe SAPEC (Soutien aux personnes abusées dans une relation d’autorité religieuse), cette journée verra notamment l’inauguration d’un mémorial à la cathédrale St-Nicolas de Fribourg.

Le souci de faire mémoire, présent depuis la fondation de l’association du Groupe SAPEC rejoint celui de Mgr Charles Morerod, évêque de Lausanne, Genève et Fribourg. Depuis janvier 2019, des membres du Groupe SAPEC et des représentants du diocèse se réunissent sur cette thématique. Il est né de ces réflexions la volonté de créer une journée diocésaine en mémoire des victimes d’abus sexuels.

Cette journée sera axée autour de trois temps forts : l’inauguration d’une plaque commémorative dédiée aux victimes d’abus commis dans le diocèse, qui sera posée à la cathédrale St-Nicolas de Fribourg, à 14h00. Le film « Grâce à Dieu », de François Ozon, qui sera projeté au cinéma Rex, à 15h15, précédé d’un mot de Mgr Morerod et de victimes. Enfin, un temps de partage et discussion en groupes se tiendra au vicariat épiscopal, à Fribourg (Pérolles 38), à 18h15, suivi d’un apéritif dînatoire.

L’évêque invite chacune et chacun à prendre part à cette journée, dont la participation est gratuite (inscriptions sur diocese-lgf.ch).

Fribourg, le 31 octobre 2019

Contacts :

  • Jacques Nuoffer, président du Groupe SAPEC, 079 342 49 59
  • Laure-Christine Grandjean, responsable de la communication du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg, 079 211 45 48

(Version PDF du communiqué)