Alors que l’on s’échangeait encore des vœux de bonne année, l’année a commencé tragiquement à Crans. Nous sommes hantés par ce drame. Nous continuons à prier. Je reste aussi très frappé par l’attente vis-à-vis de l’Église. La transmission sur les trois chaînes nationales de la messe du 4 janvier à Crans a été décidée et mise en œuvre à une vitesse record et elle était absolument bouleversante.

Je remercie Mgr Bernard Sonney, vicaire général, d’avoir célébré la messe à la cathédrale le 9 janvier, le jour de la cérémonie nationale à Martigny (durant laquelle toutes les cloches du pays ont sonné). Je cite ses mots d’introduction à cette messe :

« A peine l’année 2026 a-t-elle commencé que le temps s’est figé

  • Pour les jeunes en fête à Crans-Montana,
  • Pour leurs familles, leurs amis,
  • Pour toutes les personnes intervenues dans ce drame
  • Et pour nous tous qui sommes bouleversés.

Les personnes qui ont pris la parole devant la caméra le disent toutes : Nous n’avons pas de mots pour exprimer ce que nous ressentons.

Ici, aussi, nos mots peuvent ressembler à du bavardage face à la violence des événements, mais la Parole que nous venons écouter vient de plus loin. La Parole de l’Évangile a traversé la mort et elle nous guide dans notre vie. »

Merci, Bernard, de nous rappeler à la fois l’incapacité de nos mots et la lumière de l’Évangile auquel on s’accroche parfois à travers notre pauvre témoignage alors que, fort heureusement, il nous dépasse infiniment.

+ Charles Morerod OP